AUTUN LA ROMAINE

AUGUSTODUNUM
entre Ombres et Lumières

AUTUN LA ROMAINE
La ville, son histoire

Histoire

Autun est une grande ville d'histoire qui a conservé de nombreuses traces antiques ou médiévales. La ville fut l'une des capitales catholiques Romaines.

C'est sous le règne de l'empereur romain Auguste (-27/14) qu'a été fondée la cité d'Autun : son nom antique, Augustodunum, signifie la forteresse d'Auguste. Auguste avait la volonté de créer une grande cité en Gaule qui montrerait la puissance romaine. Augustodunum fut donc doté de splendides monuments qui font aujourd'hui encore sa renommée.

    La ville s’équipe rapidement :
  • une enceinte longue d'environ 6 km et enfermant une superficie de 200 ha4, comportant de nombreuses tours. Elle était percée de quatre portes (dont deux subsistent) aux extrémités des deux rues principales qui se coupaient à angle droit (cardo maximus et decumanus maximus) ;
  • Un théâtre romain pouvant contenir jusqu'à 20 000 personnes, le plus grand en capacité de la partie occidentale de l'Empire romain ;
  • un amphithéâtre aujourd'hui disparu, situé à côté du théâtre ;
  • les portes de Saint-André et d'Arroux qui constituaient deux des quatre entrées permettant de franchir les murailles de la cité ;
  • le temple dit « de Janus », à l'extérieur des remparts. Ce temple a été à tort attribué à la divinité romaine Janus, en vérité les archéologues ignorent quelle divinité était vénérée en ce lieu. On peut lire sur une plaque explicative près du temple de Janus :
    « Au nord-ouest de la ville antique, sur la rive droite de l'Arroux, se développait un quartier dont le seul vestige visible, le temple dit « de Janus » souligne la vocation cultuelle. La forme particulière de ce temple, ditfanum est de tradition gauloise quoique sa technique de construction, datable du Ier siècle de notre ère soit romaine. Le nom de Janus lui a été associé à tort au XVIe siècle par l'historien Pierre de Saint-Julien de Balleure qui interprètera ainsi le nom du secteur où il s'élève : La Genetoye. Ce terme désigne en fait un lieu où poussent des genêts. La divinité vénérée ici, reste totalement inconnue. »
    En 1976, à la suite de la grande sécheresse la prospection aérienne de René Goguey permit enfin au bout de 13 ans de mettre en évidence tout un ensemble dont un vaste théâtre à 150 mètres au Nord-Ouest du Temple de Janus dont les sondages de 1977, révélaient des murs courbes et rayonnants de la cavea édifiée sur les murs d'un important bâtiment antérieur. Son diamètre de 120 mètres dépassant le demi-cercle, il appartient à la série des théâtres gallo-romains associés à des Temples.
  • la pyramide de Couhard, qui se dresse à proximité d'une ancienne nécropole le « Champs des Urnes », serait la sépulture du druide éduen Divitiacus, ami de Cicéron et de César ou encore d'un ancien vergobret. Toutefois, sa destination exacte, tombeau ou cénotaphe a donné lieu à des interrogations.

La création d'Autun attira les populations environnantes et notamment les habitants de Bibracte, l'oppidum éduen, qui tomba peu à peu dans l'oubli.

Autun fut célèbre pour son école de rhétorique, dont les premiers à avoir apporté les lettres à Trèves furent les panégyristes, professeurs de rhétorique venant des écoles d'Autun, Bordeaux, Rome et de Trèves même. Dans les discours de 197 à 312, cinq sont composés à Autun8. En 107 déjà cette école de philosophie et de rhétorique d'Autun attire des étudiants de tout l'Empire9. Le poème de 148 hexamètres, est écrit par un rhéteur de la fameuse école de rhétorique qui florissait à Autun à l'époque de Constantin.

Prise par Julius Sacrovir en l'an 21, elle fut le foyer de la révolte de ce Gaulois (qui se tua aux environs). Au IIIe siècle, elle fut assiégée pendant sept mois, prise et détruite par l'usurpateur Victorinus en 270 ; puis rebâtie dans le siècle suivant par Constantin.

Début 2010, lors de la construction de logements, près de la porte d'Arroux, les travaux ont permis de découvrir un quartier antique ainsi que plus de 100 000 pièces de monnaie en bronze datant du IIIe siècle

Lieux et monuments

    Autun, au cœur de la Bourgogne, a gardé un certain charme et possède de nombreux monuments.
  • La cathédrale Saint-Lazare, d'époque romane, connue pour ses sculptures, en particulier, celles du tympan.
  • La tour des Ursulines est une tour octogonale située sur les hauteurs de la ville. La tour, entourée des remparts romains, est surmontée d'une statue de la Sainte-Vierge haute de 3 m, datant de 1862, également classée. Elle est la propriété depuis 1997 du restaurateur d'art et peintre japonais Hisao Takahashi. Le premier week-end de mai, on peut voir des carpes de tissus de la cérémonie de kodomo no hi flotter au vent. Il est possible de grimper au sommet en été seulement.
  • La place du Champ de Mars, qui est le cœur de la ville où se greffent les deux rues piétonnes (rue aux Cordiers et rue Saint-Saulge), l'hôtel de ville et le théâtre à l'italienne de la ville, inauguré en 1884. Le marché s'y tient le mercredi et le vendredi ;
  • Le théâtre romain, où est interprété le spectacle d'Augustodunum tous les étés ;
  • Les portes romaines : porte Saint-André, porte d'Arroux ;
  • Le temple dit « de Janus »;
  • La pierre de Couhard, monument funéraire antique de forme pyramidale, porteur de légendes ;
  • Les remparts qui ceinturent la vieille ville ;
  • Le lycée militaire d'Autun, aux belles tuiles vernissées. Ancien grand séminaire construit au XVIIe siècle, il comprend maintenant depuis 1884 une école militaire préparatoire, puis un collège et enfin, depuis1981, un lycée militaire. Il accueille des élèves originaires de toutes les régions françaises, dont les parents sont au service de l'État. Les deux quartiers abritent les élèves de la 6e aux classes préparatoires. La construction de nouveaux bâtiments a récemment permis la découverte de vestiges romains importants.
  • Le passage Balthus ex-passage couvert de la Halle : anciennes halles édifiées de 1742 à 1746, sur des plans de l'architecte François Franque, transformées en passage couvert en 1848 par l'architecte Palluet. Du XVIIIe siècle, il subsiste la façade rue du général Demetz, tandis que les boutiques et les galeries qui les surmontent datent du XIXe siècle, mais sont d'inspiration néorenaissance.
  • L'ancienne prison cellulaire, construite en 1854, fut l’une des premières prisons françaises à adopter le mode de détention cellulaire, le Panoptique. Désaffectée depuis 1955, elle est maintenant protégée par les monuments historiques et notamment remarquable pour son plan circulaire.
  • Alignements mégalithiques du Champ de la Justice.
  • La cascade pittoresque de Brisecou, lieu romantique.
  • La croix de la Libération, qui domine tout Autun.
  • Le plan d'eau du Vallon, formé par une retenue artificielle.
  • Complexe tourbeux de l'étang Saint-Georges, de 14 ha, Espace Naturel Sensible.

Renseignements Office du tourisme d'Autun 03 85 86 80 38
Ouverture des gradins : 21h
Début du spectacle à partir de 22h

Copyright© 2014 Association Spectacle Historique Autun.